ISORNI Jacques
Philippe Pétain.
Softcover, broché, 8vo, 490 pp, index, documentation photographique.
La page 217 sur l'Algérie et les bénéfices des colons:
Envoyé en Algérie pour une mission délicate sur le recrutement indigène et la vie des officiers, il s'y rend en plein mois de novembre. « Quelqu'un, dit-il, a défini l'Algérie « un pays froid où le soleil est très chaud. » Rien n'est plus exact. Quand le soleil paraît, c'est le grilladou; quand il disparaît on gèle. » Et soudain un trait poétique - si rare sous sa plume : « Le désert seul m'a plu, avec sa lumière intense, son coucher de soleil, ses nuits étoilées. » Chargé de regarder les choses militaires, il en regarde aussi quelque autres. Il porte sur certaine manière de colonisation un jugement que ne désavouerait pas un révolutionnaire de 60. « Le sol est exploité par quelques riches < colons qui, pour faire fortune au plus vite, exploitent l'indigène tant qu'ils peuvent. La main d'æuvre est de 4,50 francs pour 12 à 14 heures de travail. J'ai visité quelques grosses exploitations viticoles et agricoles : les bénéfices avoués sont énormes — une exploitation de primeurs, en particulier de tomates envoie aux Halles pour 1 300 000 mille (francs) de tomates par mois; il lui reste, tous frais payés, 600 000 [francs] de bénéfices. »


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